WorldSkills

Un parcours de compétition qui m’a fait monter en niveau bien plus vite que n’importe quel cadre scolaire classique.

Mon parcours WorldSkills ne se résume pas à une ligne de palmarès. Il s’agit d’une progression construite sur plusieurs années, depuis les Olympiades FANUC jusqu’à la compétition mondiale WorldSkills Lyon 2024. Ce parcours m’a confronté à des standards très élevés, à une vraie logique de sélection, à une préparation proche du sport de haut niveau et à des environnements où la précision, la vitesse d’exécution et la solidité mentale comptent réellement.

Robotique industrielleCompétitionExigenceExécutionPerformance sous contrainte
Illustration liée au parcours WorldSkills

Un parcours de montée en niveau

Mon histoire avec WorldSkills a commencé avant l’équipe de France. Elle s’est construite étape par étape, avec une montée réelle du niveau et des attentes.

En 2022, je participe aux Olympiades FANUC au niveau bac +2. À ce stade, le format est encore court, mais l’esprit est déjà là : vitesse, précision, programmation robotique industrielle et confrontation directe aux autres écoles.

En 2023, je reviens aux Olympiades FANUC au niveau bac +3. Le niveau augmente, les épreuves s’élargissent, et cette édition devient une vraie porte d’entrée vers WorldSkills puisque les meilleures équipes régionales peuvent intégrer les sélections métiers.

Cette progression se prolonge ensuite vers la compétition nationale WorldSkills France, puis vers la compétition mondiale à Lyon en 2024.

Des sélections à la scène internationale

Les Olympiades FANUC 2022 se déroulent sur une journée, avec des épreuves de programmation de robot industriel, de type pick and place, ainsi que des quiz techniques. J’y décroche la médaille d’or au niveau bac +2.

En 2023, les Olympiades FANUC passent à un autre niveau : deux jours de compétition, davantage de variété dans les épreuves, avec programmation, vision, montage mécanique et électrique. J’y remporte à nouveau la médaille d’or, cette fois au niveau bac +3.

Cette édition est déterminante, parce qu’elle permet d’intégrer l’équipe régionale Bourgogne-Franche-Comté pour la suite du parcours WorldSkills.

La finale nationale WorldSkills France 2023 à Lyon rassemble officiellement 847 compétiteurs dans 69 métiers sur trois jours de compétition. J’y décroche la médaille d’or en intégration robotique, ce qui me permet d’entrer dans l’équipe de France.

L’étape suivante est WorldSkills Lyon 2024, la compétition mondiale, avec plus de 60 métiers représentés, dans un environnement beaucoup plus dense, plus exposé, plus technique et plus exigeant encore.

Ce que ces compétitions demandaient réellement

Ce que j’ai découvert avec WorldSkills, c’est que la difficulté ne vient pas seulement du sujet technique. Elle vient aussi du rythme, de la pression, du regard du jury, de la fatigue et de la nécessité de rester propre dans l’exécution.

À la compétition nationale comme à la compétition mondiale, les épreuves ne se limitaient pas à programmer un robot. Elles mobilisaient aussi le montage mécanique, l’électricité, la simulation, la rédaction de documents techniques, puis la maintenance.

La compétition mondiale de Lyon 2024 allait encore plus loin : épreuves et jury en anglais, contrainte de temps plus forte, préparation beaucoup plus lourde, et niveau international face à des nations extrêmement structurées sur ces sujets.

Dans ce type d’environnement, le temps compte énormément. Il ne suffit pas de savoir faire : il faut faire vite, proprement, et sans perdre en lucidité.

Une préparation hors norme pour un parcours étudiant

La préparation WorldSkills n’avait rien d’un simple entraînement ponctuel. À partir de l’équipe régionale puis de l’équipe de France, le rythme et le cadre changent complètement.

Pour la finale nationale, la préparation s’est rapprochée d’une logique de performance, avec entraînements techniques plusieurs fois par semaine et préparation physique et mentale en CREPS.

Pour la compétition mondiale de Lyon 2024, le niveau est encore monté. J’ai notamment suivi cinq semaines de stage technique directement au siège de FANUC, en plus d’entraînements techniques réguliers sur l’année.

À cela s’ajoutaient cinq semaines de préparation physique et mentale réparties sur l’année avec l’équipe de France, dans des lieux comme l’INSEP.

C’est probablement ce qui m’a le plus marqué : comprendre à quel point une compétition technique pouvait exiger une préparation globale, pas seulement des compétences sur un robot.

Résultat et ce que j’en retiens

À WorldSkills Lyon 2024, j’obtiens une médaille d’excellence et une 4e place, derrière la Chine, Taïwan et la Corée du Sud. Cela en fait aussi la première performance européenne dans la discipline sur cette édition.

Au-delà du résultat, ce parcours m’a confirmé quelque chose de simple : j’aime la compétition, j’aime être mis en difficulté et j’aime les environnements où le niveau attendu oblige à progresser vite.

WorldSkills a aussi constitué pour moi un accélérateur d’apprentissage en robotique industrielle. En peu de temps, j’ai été exposé à des standards de travail, à des méthodes de préparation et à des lieux que je n’aurais probablement jamais connus autrement.

C’est une expérience qui m’a appris à exécuter sous contrainte, à rester lucide sous pression, et à prendre goût aux environnements exigeants plutôt qu’à les éviter.

Photo réelle liée au parcours WorldSkills
Une image réelle liée au parcours WorldSkills, comme clôture éditoriale de la page.

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